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Publié le vendredi 1er octobre 2004

Agir avec la Cgt pour l’éducation et la formation



La part consacrée à l’éducation du projet de budget 2005, traduit la volonté du gouvernement de poursuivre sa stratégie de réduction des dépenses publiques.

La politique anti-sociale, menée conjointement par le gouvernement et le Medef, l’augmentation du chômage et de la précarité comme la remise en cause de multiples droits sociaux aggravent, en cette rentrée, les difficultés pour nombre de familles.

La part consacrée à l’Education dans le projet de budget 2005 n’inverse pas la tendance. Elle traduit la volonté du gouvernement de poursuivre sa stratégie de réduction des dépenses publiques, particulièrement par la baisse de l’emploi public.

Il taille une nouvelle fois dans le vif : 5 500 postes d’enseignants du second degré et 800 emplois administratifs sont supprimés. Les 1 000 emplois créés dans le primaire ne permettront pas de faire face à l’arrivée de 51 000 élèves supplémentaires. 5 200 postes d’encadrement éducatif (maîtres d’internat, surveillants d’externat, aide-éducateurs) vont disparaître. Ajoutés aux 30 000 qui ont déjà été rayés de la carte ces deux dernières années, ils sont autant de moyens de proximité en moins dans les écoles, collèges et lycées.

Le nombre de places insuffisant aux concours de recrutement d’enseignants compromet l’avenir, à l’instar de ce qui se passe aujourd’hui pour les métiers de la santé.

Ce budget, s’ajoutant notamment à la mise en place de la nouvelle troisième de collège qui restaure des paliers d’orientation avant la fin de leurs études pour une partie des collégiens et à la remise en cause de l’objectif d’amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac, constitue une anticipation négative de la future loi d’orientation sur l’Ecole.

Quant au budget de l’enseignement supérieur, son augmentation de 3 % ne rattrape pas le retard de notre pays qui a été souligné par l’OCDE.
Globalement, ce projet amoindrit les capacités du service public à assurer ses missions et à répondre aux attentes sociales des jeunes et de leurs familles.
Il n’apporte pas les réponses nécessaires à la lutte contre les discriminations sociales et l’échec scolaire. Pire, il renforcera les inégalités.

Ce budget est aux antipodes de ce qu’il faudrait faire pour assurer à tous les enfants, à tous les jeunes, les mêmes droits en matière d’éducation et de formation pour affronter les défis, auxquels ils ont à faire face.

L’exigence, exprimée par la Cgt, de transformation de l’école pour répondre aux enjeux de sa démocratisation, impose des objectifs ambitieux. Notre pays en a besoin si l’on veut parvenir à l’élévation générale des niveaux d’éducation et de formation.

Il faut mobiliser les moyens pour répondre à l’urgence de la situation et garantir l’avenir du service public d’éducation, tant en emplois publics qu’en investissements dans le cadre d’une programmation pluriannuelle.

Ce combat, c’est celui de la Cgt et de ses organisations. Elle entend le poursuivre, de manière active, avec toutes celles et tous ceux qui partagent la même exigence.