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Barrage à l’extrême-droite

À la municipalité d’extrême-droite de Béziers, la CGT harcelée

mercredi 3 mai 2017

Comment s’opposer à l’extrême-droite ? Pourquoi ? À Béziers, Yvan Vialettes est le secrétaire général du syndicat CGT de la Mairie de Béziers. Il nous raconte dans le détail les conséquences de l’arrivée d’une équipe municipale d’extrême-droite dirigée par Robert Ménard, un proche du Front national.

Fin du vivre-ensemble

"L’arrivée de l’extrême-droite à Béziers a signé la fin du vivre ensemble. Notre maire stigmatise les populations immigrées, les gens qui sont contre lui. On n’a plus le sens du vivre en commun. Avant l’arrivée de Ménard à la mairie, nous sortions de vingt ans de droite dure, on pensait avoir touché le fond, mais on s’aperçoit que l’on peut encore creuser."

Attaque contre les acquis sociaux

"Depuis que Robert Ménard est là, il s’attaque à tous les acquis sociaux. Parmi les premières mesures prises, il a revu à la baisse nos droits syndicats, nous nous sommes retrouvés avec une application stricte des textes. Puis ça a été l’augmentation du temps de travail pour les agents, des remises en cause de primes qui ont finalement été supprimées… A suivi des suppressions de personnel, un abandon des services publics, un centre médico-légal sportif a été fermé qui fournissait entre autres gratuitement des tests a l’effort, de l’animation. Des stages sportifs ont aussi été supprimés..."

Tout pour le centre-ville

"Il y a chez Robert Ménard une volonté de faire de cette ville une vitrine : tous les moyens municipaux sont concentrés sur le centre ville, tandis que les quartiers périphériques sont délaissés. Il y a une délimitation de l’hyper centre-ville pour le tourisme..."

Harcèlement de la CGT

"Le maire a refusé de rencontrer la CGT, tout en recevant les autres syndicats territoriaux (FO, CFDT, FAFPT). Le maire adjoint, chargé des relations sociales, a dit qu’il avait pour mission de réduire les effectifs de la ville. On rencontre rarement Ménard, mais il est très agressif contre la CGT. Cela se voit au niveau des subventions données à l’Union locale."

Ne pas reproduire au niveau national l’expérience de Béziers

"On a envie de dire qu’il ne faut surtout pas reproduire au niveau national ce que l’on vit au niveau local. Il faut faire barrage à l’extrême-droite. Malheureusement, la situation est compliquée, puisque nous avons des agents en difficulté : Béziers a une population très pauvre, il y a un terreau pour l’extrême-droite. Il faut tout faire pour que les agents de notre champ professionnel se rende compte que le vote FN est une imposture totale. À Béziers, je pense qu’il n’y aura pas de vote massif pour l’extrême-droite, chose qui était arrivée en 2014, due à un rejet massif de l’ancienne équipe municipale. On sent sur Béziers un tassement du vote pour Ménard."