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Suppressions d’emplois chez SFR/Numéricable

5000 emplois menacés : la direction veut précipiter la fin des négociations

jeudi 4 août 2016 , par EB

Suite à l’onde de choc provoquée par l’annonce de 5000 suppressions d’emplois
à SFR/ Numéricâble, soit plus du tiers des effectifs du groupe, la Ministre du Travail et de l’Emploi, Myriam El Khomri, a convoqué dans l’urgence les Organisations Syndicales et la direction de SFR, mardi 2 août.

La CGT a rappelé à la Ministre que le rachat de SFR par Numéricâble avait reçu
l’aval du gouvernement en 2014. Dans ce cadre-là, elle ne peut ignorer la stratégie
de Patrick Drahi, PDG du groupe, qui s’est toujours faite en faveur des marchés financiers et au détriment des salariés et du service rendu.

Il s’agit bien de départs forcés et non pas volontaires

Preuve en est, en 2015 alors que le groupe réalise 900 millions de bénéfices, c’est
près de 2,5 milliards de dividendes qui sont versés aux actionnaires….
Pour la CGT, il s’agit d’un véritable pillage de l’entreprise au détriment de l’emploi, des conditions de travail des salariés, de la qualité de service rendu aux clients, du
développement industriel et de l’investissement dans le réseau et la fibre
optique.

Dans les faits, ce sont bien des départs forcés qui auront lieu et non des soi-disant départs volontaires comme voudrait le faire croire la direction de SFR pour mieux faire avaler la pilule à l’opinion publique. De plus, cette stratégie menace également près de 3 000 emplois chez les prestataires tels qu’Arvato, Sitel,… dans une période où le nombre de chômeurs atteint des records inégalés dans notre pays.

Négociations : un passage en force qui porte atteinte au dialogue social

Au lendemain de la rencontre avec la ministre du Travail, la fédération des salariés des activités postales et de télécommunications (CGT FAPT), la CGT Spectacle et la CGT Métallurgie, ont envoyé un courrier au PDG de SFR Group. Selon elles, le groupe cherche à "précipiter" l’application de sa stratégie en soumettant dès aujourd’hui [le 4 août, NDLR ] à la signature des organisations syndicales, des accords initialisant la restructuration de l’entreprise. Elles lui demandent aussi "de prendre publiquement l’engagement de préserver l’emploi et les conditions de travail des salariés du groupe et de ses filiales". Un appel à la grève est prévu en septembre.

Sources : communiqué de la Fédération des salariés des activités postales et de télécommunications (CGT FAPT) et courrier au PDG du groupe SFR Group