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Urgence chez STMicroelectronics

1500 emplois en France toujours menacés

jeudi 23 juillet 2015 , par EB

STMicroelectronics, le groupe franco-italien, fabricant de puces électroniques est l’un des premiers acteurs mondiaux de la production de semi-conducteurs. Début mai, le groupe a annoncé son intention de renoncer au secteur de la microélectronique et de la technologie de pointe. La CGT participe à la mobilisation unitaire...


Début mai 2015, le PDG, Carlo Bozzotti, a annoncé sa volonté de ne plus investir dans la recherche technologique au dessous du 14 nanomètres, autrement dit d’abandonner le coeur de la microélectronique et de la technologie de pointe. Au total, ce sont 1500 emplois en France et 2500 dans le monde qui sont menacés.


Depuis, rien n’est venu contredire officiellement l’orientation de la direction, même si, au vu des rencontres qui ont eu lieu ces dernières semaines, le gouvernement français ne semble pas partager les choix du PDG.

Du côté italien, si le gouvernement confirme vouloir maintenir sa participation au sein de STMicroelectronics, il ne donne aucune indication sur sa position vis à vis des annonces faites en mai.

Autrement dit, la route reste libre pour l’exécution des plans du PDG, y compris en terme de suppressions d’emplois.

Un résultat net positif

Le groupe a conclu début juillet 2015 un accord cadre de coopération avec Huawei Technologies. L’équipementier télécoms chinois devrait accroître ses achats de puces de 500 millions de dollars sur 5 ans auprès de STMicroelectronics.

En outre, selon les résultats semestriels du 23 juillet 2015, STMicroelectronics enregistre un résultat net positif au deuxième trimestre. La groupe attend par ailleurs une amélioration mesurée de ses performances au troisième trimestre avec un tassement de la demande en Chine et dans les puces pour PC.

Mobilisations unitaires et européennes

L’ensemble des syndicats français et italiens, les élus du comité européen, et notamment plus de 4 300 signataires d’une pétition sur les sites français ont interpellé les deux gouvernements français et italiens, les actionnaires et les institutions européennes. Ils demandent une stratégie de redéveloppement de tous les secteurs de STMicroelectronics.

Suite à la pétition intersyndicale, une nouvelle rencontre est prévue au Ministère de
l’Economie
à Paris le 7 septembre, mais au vu des risques encourus, la CGT estime qu’il y a urgence à stopper le plan du PDG. Elle interpelle donc une nouvelle fois le gouvernement français et appelle les salariés à se mobiliser fortement.