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Publié le lundi 16 août 2004

11 septembre 2003 : Le Chili et le monde se remémorent le 11 septembre 1973



30 ans après le coup d’Eat qui a instauré un régime dictatorial, brisant les espoirs démocratiques du peuple chilien et son aspiration au développement équitable, les atteintes aux droits humains perpétrées par les militaires sont toujours d’actualité.
Elles suscitent de grandes frustrations parmi les familles des emprisonnés, disparus, assassinés et provoquent des tensions dans la société chilienne, du fait de l’absence de réponse aux légitimes aspirations à la justice, à la vérité et à la réparation, malgré le rétablissement de la démocratie.
En effet, l’amnistie de ces crimes contre l’humanité, proclamée par une loi de 1978 de la junte militaire, reste la règle et les mesures récemment proposées par le président du Chili, M. Ricardo Lagos, si elles marquent un certain progrès, ne permettent pas de mettre un terme à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes et ouvrir la voie à la réconciliation de la société chilienne.
La non abrogation de cette loi, comme des autres lois scélérates de la junte militaire tronquant les libertés des citoyens chiliens, telle que le « Plan Laboral » qui entrave l’organisation et les activités des syndicats, constitue un obstacle au fonctionnement démocratique de la société chilienne.
Comme elle l’a fait pendant toutes les années de dictature, la CGT s’associe à ses homologues chiliens de la CUT pour demander que justice soit faite.