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Publié le vendredi 4 juillet 2014
Fiche n° 5

10 exigences CGT pour augmenter les salaires et les pensions, reconnaître et garantir les qualifications



Table-ronde n° 5 : « Garantir le pouvoir d’achat pour une rémunération équitable ».

Délégation CGT : Pascal Debay, Michèle Chay et Pierre-Yves Chanu

Aujourd’hui en France, le salaire minimum est d’à peine 1 128 € net et le salaire moyen des Français avoisine les 2 200 €. Ce niveau est insuffisant pour assurer un niveau de vie correct, compte tenu des dépenses contraintes (logement, chauffage, électricité, habillement, etc.) et du droit légitime des salariés, privés d’emploi et retraités d’avoir accès aux loisirs, à la culture, au sport et aux vacances.

Les chiffres sur l’emploi et la croissance démontrent que le niveau des salaires est également insuffisant pour créer du pouvoir d’achat, augmenter la consommation, doper l’activité et créer des emplois. Les diplômes, les qualifications, l’ancienneté sont en général mal reconnus dans le salaire, comme en témoignent toutes les études sur les grilles salariales de branches et d’entreprises.

La Sécurité sociale est inclue dans le salaire socialisé. Elle est de plus en plus remise en cause par les nombreuses exonérations, suppressions de cotisations., mais également par les transformation de la nature de son financement vers l’impôt, au détriment d’une juste répartition des richesses créées par le travail.

De plus, ces exonérations créent une trappe à bas salaires qui empêche la prise en compte des qualifications des salariés et provoque le tassement générale des grilles.

Des inégalités inacceptables persistent : les femmes continuent ainsi à être payées 27 % de moins que les hommes dans les entreprises.

Face à ce constat, la CGT propose :

- l’augmentation du Smic (salaire d’embauche pour le salarié sans qualification), bien au-delà des revalorisations automatiques, pour atteindre 1 700 € bruts par mois ;
- dans la Fonction publique, l’augmentation du point d’indice, la refonte des grilles pour tenir compte des qualifications, et le déblocage du déroulement de carrière des agents ;
- la revalorisation des pensions et des minimas sociaux ;
- la traduction immédiatement de la hausse du Smic dans tous les minima de branches ;
- l’établissement d’un calendrier strict et à court terme pour obliger le patronat à accepter des grilles de salaires dans les branches professionnelles et dans les entreprises basées sur la reconnaissance des qualifications pendant une carrière complète ;
- une véritable garantie et reconnaissance des qualifications et des compétences de la ou du salarié-e par son salaire ;
l’obligation faite aux entreprises de commencer au cours du premier trimestre de l’année les négociations annuelles obligatoires ;
- l’accélération du chantier ouvert sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes pour aboutir, avant la fin 2014, à une méthodologie contraignante permettant de traduire - enfin -dans la réalité le principe « un salaire égal pour un travail de valeur égale » ;
- la remise à plat immédiate des exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires et leur conditionnalité au respect des critères sociaux pour les employeurs, leur suppression pour les temps partiels ;
- l’ouverture d’un véritable débat, dans toutes les entreprises, sur la rémunération du travail en opposition à la rémunération du capital, pour reconnaitre et revaloriser le travail.