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Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales !

Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales !

Partout en France, mobilisons-nous massivement le 27 mai 2016 en soutien aux salariés d’Air France, mais aussi à tous les syndicalistes injustement incriminés.

Le 27 mai 2016, 16 salariés d’Air France sont traînés devant le Tribunal de grande instance de Bobigny par la direction de l’entreprise. Onze seront jugés pour avoir forcé l’ouverture de la grille du siège et cinq pour faits de violence concernant l’affaire dite « de la chemise ».

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », de l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Epargne de l’Ile de France… sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (Grève, manifestation…).

Z, le youtuber qui n’est pas prêt à se faire entuber : "Un peu de noblesse, monsieur de Juniac !"

Parallèlement aux actions de lutte, de mobilisation et de défense des libertés syndicales, l’humour est aussi un mode d’expression et d’action.

Chaque mois, Z « le youtuber qui n’est pas prêt à se faire entuber » interviendra sur les ondes de la CGT. Voici ci dessus l’épisode n°2. Voir aussi l’épisode n°1

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.


Dernière mise à jour : 18 décembre 2015

Rassemblement de soutien aux 16 salariés d’Air France

Après la journée du 23 septembre, puis la journée en soutien aux salariés de Goodyear en février dernier, le 27 mai 2016, la CGT a organisé à Bobigny un rassemblement festif en soutien aux salariés d’Air France. 16 salariés sont traînés devant le Tribunal de grande instance de Bobigny par la direction de l’entreprise. Onze sont jugés pour avoir forcé l’ouverture de la grille du siège et cinq pour faits de violence concernant l’affaire dite « de la chemise ».

Libertés syndicales : le combat victorieux des 5 de Roanne

Les 5 militants de Roanne ont, pour leur part, vécu 4 ans de combat judiciaire pour avoir tagué en marge d’une manifestation en 2010. En mai 2014 ils ont obtenu victoire grâce à un soutien d’ampleur. Voici le reportage consacré à leur histoire :

Licenciés pour avoir fait grève... tous réintégrés

A la Stef, à Cergy, entreprise de logistique du froid qui traite notamment les produits Picard, 11 salariés ont été licenciés en 2014 pour avoir fait grève. Sidi Berthe, délégué CGT explique comment la victoire a été rendue possible.

Pour renforcer les libertés syndicales, la CGT demande une audience au ministère de la Justice, pour porter ses exigences :

• Le vote de la loi d’amnistie pour tous les militants syndicalistes et associatifs ;
• de ne pas donner de suites judiciaires aux tentatives patronales de criminaliser de l’action syndicales ;
• De renforcer la protection des militants syndicaux, agissant dans l’intérêt général des salariés dans le cadre d’actions collectives, en modifiant d’une part le Code Pénal et d’autre part, en supprimant le prélèvement d’ADN de tous les militants.