La cgt

NOUS SUIVRE
  

La CGT à la reconquête de l’industrie

La CGT à la reconquête de l’industrie

De fermetures d’usines en plan de licenciements, la plupart des filières industrielles sont fragilisées. Pourtant, les salariés luttent pied à pied, refusant ce qui est présenté comme une fatalité, une externalité inévitable de la mondialisation. Pour la CGT, la politique économique et industrielle du pays ne peut se résumer à, d’un côté, de grands groupes industriels affichant des résultats financiers exorbitants, et, de l’autre, une désindustrialisation massive. En France, cette désindustrialisation résulte de choix politiques qui ont privé l’État de ses leviers d’intervention et laissé les mains libres aux actionnaires, aux marchés financiers, aux grands groupes multinationaux et à leurs stratégies exclusivement financières.

La CGT est engagée dans une campagne nationale pour promouvoir une politique industrielle ambitieuse et dénoncer les freins et les gâchis que constitue le « coût du capital » sur la recherche, l’investissement productif, les services publics, les droits sociaux et salariaux des salariés, actifs, en recherche d’emploi et retraités. Il s’agit, pour la CGT, de démontrer qu’il existe aujourd’hui d’autres solutions réalisables et crédibles que celles déployées de concert par le Gouvernement et le patronat. Ces solutions reposent sur une vision de l’évolution de la société plaçant l’humain et l’environnement au cœur de l’économie. Elles appellent des droits nouveaux d’intervention des salarié-e-s sur leurs conditions de travail et de vie.

Voir les 8 exigences CGT pour investir dans l’emploi industriel.


Dernière mise à jour : 10 juin 2015
PDF - 1.3 Mo
Cliquer l’image ci-dessus pour voir le programme détaillé des deux journées « La CGT à la reconquête de l’industrie ».

À l’occasion de la 5e semaine de l’industrie, du 30 mars au 5 avril 2015, et dans le cadre des festivités organisées pour les 120 ans de la CGT, la CGT Aquitaine vient promouvoir la filière bois à Montreuil. Tables rondes et instants festifs, créatifs et revendicatifs se tiendront autour d’une cabane de gemmeur (l’ouvrier qui récolte la résine des pins) installée dans le patio du bâtiment.

Dans un dossier consacré à la filière bois dans son numéro de mars 2015, le mensuel la Nouvelle vie ouvrière (NVO), explique qu’alors que cette filière représente 450 000 emplois, que la superficie des forêts en France est croissante et que nous sommes le 3e pays d’Europe le plus boisé, la balance commercial du secteur présente un déficit de 6 milliards d’euros. On se contente en effet de produire du bois pour l’export, pour ensuite importer des produits transformés.

L’enquête de la NVO explique que plusieurs rapports, depuis des décennies, ont pourtant souligné le potentiel de la filière bois en termes de développement industriel (ameublement, papier, emballages, chauffage, jouets, activités de loisirs en extérieur, etc.) et donc de création d’emplois.

La récolte de la résine de pin, le gemmage, constitue un exemple particulièrement intéressant : activité importante dans les Landes au siècle dernier, elle est aujourd’hui pratiquement à l’arrêt, alors que l’Aquitaine dispose de la plus grande forêt de pins maritimes cultivée d’Europe et que la résine de pin est une matière première pour laquelle il y a de la demande au niveau mondial et qui se négocie à prix élevé.

Dans ce même dossier, Alain Delmas, vice-président CGT du Conseil économique, social et environnemental (CESE), mais aussi président du Centre d’études et de recherches économiques et sociales en Aquitaine (Cérésa), rappelle l’engagement historique de la CGT dans le soutien à la filière bois, le Cérésa étant d’ailleurs « un outil créé par la CGT ». Il explique que le syndicat veut « montrer en quoi les luttes menées dans les années passées nous permettent d’être porteurs de propositions et de perspectives d’avenir. »