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L'essentiel

L’essentiel

A l’heure où une agence de notation, Standard & Poor’s, dégrade la note de la France, comme celle de huit autres pays de la zone euro en invoquant, entre autres, le fait que les programmes d’austérité réduisent la capacité de ces pays à rembourser leur dette, le gouvernement prépare le terrain pour de nouvelles attaques contre les travailleurs.

Pendant des mois, nos responsables politiques nous disaient qu’il fallait éviter coûte que coûte la dégradation de la note de la France. Et aujourd’hui que la dégradation de la note est effective, ils nous disent que finalement ce n’est pas si grave que cela !

Il s’agit bien de persuader les Français qu’il n’y aurait aucune autre possibilité que de se soumettre au diktat des marchés financiers, d’accepter des sacrifices, pour, soi-disant, éviter le pire et alors qu’il s’agit surtout d’esquiver le débat sur les enjeux de fond.

Soyons clairs : si les marchés financiers et les agences de notation sont si puissants, c’est à cause des choix des gouvernements qui, des années durant, ont libéralisé, déréglementé l’économie. Il n’y a aucune fatalité. Il faut sortir de cette situation scandaleuse où le destin des êtres humains est mis entre les mains d’une poignée de financiers, où les affaires du monde sont gérées par le monde des affaires.

Ce dossier (constitué des éléments de la Note économique n°135/Janvier 2012) a comme objectif d’expliquer que les jugements des agences de notation sont biaisés et critiquables.

Et qu’il est possible de mettre fin à ce totalitarisme des marchés financiers. Cela nécessite de changer de cap, d’arrêter l’accumulation des capitaux financiers en développant les capacités productives, en valorisant et revalorisant le travail.


Dernière mise à jour : 18 janvier 2012