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Exigeons le respect de la durée légale du travail

Exigeons le respect de la durée légale du travail

La question de l’extension du travail dominical et nocturne est posée depuis plusieurs années marquées par une série de revers juridiques pour les patrons des grandes enseignes du commerce. Cette fois, avec le projet de loi Macron présenté en Conseil des ministres le 10 décembre, le gouvernement s’apprête à accéder aux revendications du Medef et à annuler les décisions juridiques favorables aux salariés.
Cette attaque frontale sur le temps de travail n’est pas isolée et le gouvernement prête une oreille bienveillante à tous les discours et velléités patronales de remise en cause des 35 heures et de la durée légale du travail. Quitte à travestir la réalité et prétendre qu’en France on ne travaille pas assez. Alors qu’au 1er janvier 2015, cela fera 15 ans que la durée légale du travail a été fixée, en France, à 35 heures hebdomadaire, les salariés travaillent, aujourd’hui, en moyenne 39,5 heures par semaine sans voir leurs salaires augmenter de manière significative, tandis que le nombre de privés d’emploi, lui, ne cesse d’augmenter.


Dernière mise à jour : 10 juin 2015

La mobilisation des salariés du commerce contre cette extension du travail dominical et nocturne le 16 décembre à l’appel de la CGT Commerce et Services est une première riposte et un temps fort pour porter des revendications telles que la hausse du Smic à 1700 euros bruts et sa traduction dans tous les minimas de branches.
Le projet de loi Macron porte différentes mesures de déréglementation dont la plus médiatisée touche à l’élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le commerce. Cette mesure représenterait un recul considérable des droits des salariés de ce secteur, et l’extension assurée à d’autres champs. Pour la CGT, cet élargissement est aussi un puissant marqueur du changement de société : une activité continue et le règne du tout marchand. Or, la démonstration a été faite et les chiffres en attestent : les achats effectués pendant ces périodes ne le seront plus aux heures « normales » d’ouverture. S’il ne va pas doper l’activité économique et si même cette ouverture risque de provoquer une distorsion supplémentaire de concurrence entre les grandes enseignes et le petit commerce, alors ce projet de loi est porteur d’un enjeu plus important aux yeux du patronat. Il s’agit donc de lui accorder une liberté totale pour le patronat sur tous les marchés, y compris celui de l’emploi.
Le projet de loi Macron prévoit notamment :
- un nombre annuel d’ouvertures dominicales autorisées par les maires
porté à 12 dimanches contre 5 actuellement ;
- des ouvertures dominicales autorisées dans les centres commerciaux
- création de zones touristiques internationales en plus des actuelles
zones touristiques ;
- travail de nuit autorisé jusqu’à minuit dans ces zones touristiques et
centres commerciaux ;
- les commerces dans les gares pourraient ouvrir le dimanche.